Les entreprises au coeur de l'ecologie

Alan Gray, 46 ans, Australien. S'il s'occupe d'un des premiers journal d'information environnementale, il est aussi un visionaire positif pour notre planète.

Un pionier de l'information environnementale

Plusieurs entrepreneurs Cœur Vert que nous avons rencontrés en Australie nous ont recommandé de rencontrer le directeur d’un magazine bien connu dans ce pays, Earth Garden. Et c’est avec un grand enthousiasme qu’Alan Gray a accepté de nous rencontrer. Ce quadragénaire, passionné de Sartre, de voyages et d’art aborigène, est toujours à l’affût d’une nouvelle idée environnementale et à ce titre le projet Cœur Vert l’a beaucoup intéressé. Cet homme très sympathique et chaleureux s’est livré à nous sans détour, nous expliquant les chemins qui l’ont mené à la direction d’Earth Garden ainsi que ses autres projets.

Earth Garden (« le jardin de la Terre ») a été créé en 1972 par un ancien correspondant de guerre au Vietnam qui, traumatisé par l’expérience qu’il venait de vivre, prônait un « retour à la Nature ». Agé alors 10 ans, Alan a l’habitude de feuilleter ce magazine quand sa mère l’achète. Il entreprend ensuite des études de journalisme poussé par un esprit militant. « Travailler dans les médias était pour moi une façon de changer le monde » nous explique-t-il. Si dans un premier temps il travaille dans le domaine de la médecine et de l’environnement, il s’engage déjà avec sa femme dans des « actions directes » concernant la protection de l’environnement et notamment des déforestations. En 1994, Alan apprend un peu par hasard que Earth Garden est à vendre. Il saute sur cette occasion inespérée et, à 34 ans, devient rédacteur en chef et propriétaire du journal de son enfance, toujours très prisé en Australie et en Nouvelle Zélande.

Earth Garden est une institution parmi toutes les personnes intéressées par la protection de l’environnement. Ce journal de 80 pages, publié 4 fois par an, traite de sujets aussi concrets que la récupération d’eau de pluie, l’entretien d’un poulailler et d’un potager bio ou bien les énergies renouvelables. Earth Garden publie également des livres comme « Construire soi-même sa maison verte » ou bien « Le guide des énergies renouvelables ». Le choix de tels sujets traduit bien la ligne éditorialiste d’Earth Garden : encourager les lecteurs à agir concrètement pour la protection de l’environnement. Alan se dit appartenir à la deuxième génération d’environnementalistes, « ceux qui dans les années 1980 ont cherché à proposer des alternatives afin de changer la société, contrairement au « flower power » des années 1970 qui refusaient de participer à la société afin de dénoncer le système ».

Journal populaire souhaite montrer l’exemple

Les deux premières années de reprise ont certes été difficiles financièrement mais après 7 années de publication, le journal est parvenu à être autosuffisant grâce à des postes de dépenses assez limités et une prise de conscience environnementale croissante de la part des australiens.
Le journal est imprimé sur du papier recyclé très économique. Et parfois ce sont les lecteurs et les membres de la famille d’Alan qui servent de mannequins pour illustrer les articles !

Alan Gray

Le journal perçoit aussi des recettes des publicités imprimées dans les numéros d’Earth Garden. Néanmoins ces publicités ne financent qu’à 20% le journal (contre 45% pour la presse traditionnelle) et Alan et son équipe se réservent un droit de regard quand aux publicités choisies.
Il s’agit principalement de publicités portant sur l’installation de panneaux solaires, de cours de permaculture, etc. Ce droit de regard ainsi que l’équilibre financier permettent à Earth Garden de garder son indépendance et donc d’être 100% libre du contenu de son magazine sans augmenter son prix. Vendu dans des kiosques à journaux et dans des boutiques bio, son prix de vente de 7 dollars australiens (soit 5 euros environ) en fait en effet un journal accessible à toutes les bourses.

Le magazine a aussi bénéficié d’une prise de conscience assez récente mais forte des australiens en ce qui concerne le réchauffement climatique. Alan explique cette prise de conscience par plusieurs facteurs déclenchants : la sécheresse qui sévit depuis 8 ans en Australie, le succès dans ce pays du film d’Al Gore « Une vérité qui dérange », la publication du rapport Stern ainsi que l’action d’un environnementaliste australien, Tim Flannery. « Il y a réellement eu une forte croissance des ventes d’Earth Garden suite à ces 4 évènements ». De plus Alan explique que « de nombreux australiens se sont mis à cultiver leur propre potager à cause de la qualité très médiocre des légumes que l’on peut trouver en vente en Australie dans les grands supermarchés ». Earth Garden propose de nombreux conseils à ce sujet notamment dans la rubrique très populaire du courrier des lecteurs.
Aujourd’hui le magazine a trouvé sa place et emploie 9 personnes. Toute l’équipe vient de déménager dans un nouveau bureau écologique dont les murs sont constitués de briques de foin.

Alan Gray en bref


Métier

Journaliste


Spécificité

Grand passionné des solutions vertes, il s'emploie à montrer que chacun peut les appliquer chez lui.


Pourquoi Alan Gray est "Coeur Vert" ?.

Souvent nous voulons "faire quelquechose" pour l'environnement, mais il peut être difficile de "savoir quoi". Avec Earth Garden il est aisé de savoir quoi. De plus Alan a toujours un temps d'avance et s'émerveille de toujours trouver de nouvelles solutions.


Où contacter EarthGarden ?

Le site du journal d'Alan Gray

Le bâtiment est également équipé de panneaux solaires et l’accent a été mis sur les économies d’énergies. L’équipe d’Earth Garden a élaboré elle-même les plans de ce bâtiment et chacun a participé aux travaux. Alan nous confie à quel point c’est personnellement très satisfaisant de construire soi-même son bureau et de travailler dans un espace qui respecte les valeurs auxquelles on croit. De plus, ce nouveau bâtiment a permis à Earth Garden de réduire de 64% sa facture d’électricité. Mais surtout cela lui permet de « montrer l’exemple » à ses lecteurs : il est possible, pour un coup limité, de construire soi-même ou en partie sa maison en respectant des critères environnementaux élevés.

La première voiture électrique à chargement solaire !

La construction de ce nouveau bâtiment pour accueillir Earth Garden révèle bien la philosophie de son directeur. Plutôt que d’écrire de longs articles sur les conséquences du réchauffement climatique, Alan souhaite agir et montrer à ses lecteurs comment concrètement l’on peut protéger la planète. Lui-même a ainsi acheté une maison dans le grand ouest australien. Cette maison, entourée d’arbres locaux très peu gourmands en eau, fonctionne intégralement grâce à des panneaux solaires. Ces derniers alimentent également la toute première automobile électrique mise en vente sur le marché australien qu’Alan vient d’acquérir. Imaginez : la station service de cette voiture est un panneau solaire installé sur le toit de sa maison… Au cœur du prochain Earth Garden, cette voiture constitue une étape importante dans la vie d’Alan. Très enthousiaste, il nous explique comment cette voiture va bouleverser les déplacements : « rouler avec une voiture qui a une empreinte zéro sur l’environnement, c’est tout simplement révolutionnaire ». Certes ce choix de vie a un coût : Alan a dû ajouter 39 000 dollars au prix initial de cette petite voiture afin de la transformer en un petit « bijoux électrique ». Rien n’arrête ce passionné qui cherche à faire partager à ses lecteurs le plaisir de rouler avec une voiture sans polluer.

Si Alan nous a tant séduit, c’est autant par son énergie impressionnante que par sa faculté à être passionné par la sauvegarde de l’environnement. Il n’est pas un donneur de leçons mais plutôt un pionnier de l’information environnementale qui cherche par des exemples concrets et positifs à convaincre et faire avancer le débat.

Très grand optimiste, il prend d’ailleurs le contre-pied de la tendance pessimiste actuelle et «  a conscience de vivre dans une période où chaque jour des alternatives écologiques voient le jour ». Il ajoute d’ailleurs qu’ « il n’y a jamais eu de meilleur moment pour la durabilité que maintenant ». A bon entendeur…

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Ecrit par un économiste britannique N. Stern, ce rapport prouve notamment qu’en utilisant 1% du PIB international, le réchauffement climatique pourrait être combattu.

Tim Flannery étudie principalement les mammifères dénonçant les conséquences du réchauffement climatique sur ces animaux, en particulier les baleines.

Quelques photos pour illustrer l'article :

LA voiture 100% électrique
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